JOYEUX ANNIVERSAIRE !!

JOYEUX ANNIVERSAIRE !!
Joyeux anniversaire à Fred Michalak qui a aujourd'hui 25 ans !! Et comme cadeau, il sera titulaire samedi !!

# Posté le mardi 16 octobre 2007 14:45

Interview Michalak

Interview Michalak
Michalak : "Jouer autrement"

Frédéric Michalak le dit clairement à travers la déception. Le XV de France n'a pas adopté la bonne tactique pour battre l'Angleterre en demi-finale samedi. L'ouvreur des Bleus regrette également le manque de fraîcheur des joueurs. "On a laissé beaucoup de plumes à Cardiff" dit-il...

Qu'a-t-il manqué au XV de France pour aller en finale ?

Frédéric Michalak: (Très abattu) Je ne sais pas. De la chance? On a manqué de chance. Eux, ils ont en eu d'entrée de jeu. Sur un gros coup de c.., les Anglais marquent un essai. C'est plombant. On n'est pas du tout rentré dans le match. C'est frustrant. On aurait pu en mettre un aussi avant qu'ils ne marquent cette pénalité, ça se joue sur quelques détails. On a manqué de fraîcheur aussi. Les joueurs étaient éprouvés par le match de la semaine dernière.

Quel sentiment domine ? La déception, la frustration ?

F.M : On est déçu parce que ce match était à notre portée. Tout le monde nous voyait en finale et c'est vrai qu'il y avait de la place pour passer. C'est la vie...

Vous êtes-vous vus en finale avant le match ?

F.M : Non. On savait que ça serait difficile, notamment dans l'enchaînement. Ce sont des rencontres de haut niveau. Déjà la semaine dernière, c'était difficile, les joueurs ont beaucoup donné. Là, face aux Anglais, on sentait un faux rythme. Au sol, on mettait deux heures à écarter un ballon avant de le taper... on jouait vraiment sur un faux rythme.

Pensez-vous que les joueurs ont laissé beaucoup de forces face à la Nouvelle-Zélande ?

F.M : Oui, nous y avons laissé beaucoup de plumes. Physiquement et mentalement.

Il aurait donc fallu faire tourner plus l'équipe?

F.M : Oui, peut-être. Après, c'est le coach qui décide. Moi, je ne peux pas dire, on aurait dû faire ci ou ça. Mais quelque part, c'est tout à fait normal de reconduire les vainqueurs des All Blacks.

Qu'est ce qui s'est dit à la mi-temps alors que vous meniez 6-5?

F.M : On s'est dit qu'il fallait dynamiser un peu plus le jeu. Mais c'était difficile car ils retardaient les ballons. Il faut demander à "Jean-Ba" (Elissalde) mais ce n'était pas facile pour lui, ils lui mettaient la pression dans les rucks. Les Anglais savent bien que pour nous battre, ils faut nous jouer comme ça, nous faire ch..., retarder les ballons pour que notre jeu ne se mette pas en place.

Quand vous êtes entré, avez-vous eu des consignes pour faire du jeu?

F.M : Les consignes étaient données dès le départ. Les Anglais avaient un gros rideau défensif et il fallait jouer par-dessus, au loin ou très haut. Mais c'est vrai qu'il y avait de la place pour le jeu à la main. Quand on a joué, on a failli marquer un essai. Derrière, ils reviennent chez nous et ils marquent cette pénalité et ce drop.

Vous ne vous êtes pas concertés pour changer de tactique?

F.M : Si mais bon... c'est collectif. Si on décide de jouer à la main, il faut que les joueurs puissent le faire aussi. Devant, les joueurs étaient quand même très fatigués. Il faut aussi quelque part respecter le système de jeu mis en place. Les joueurs, ils appliquent les consignes. Si on leur dit de taper dans un ballon, ils tapent dans un ballon.

Regrettez-vous ces consignes?

F.M : (Il hésite) Contre les Blacks, ça fonctionne car ils relancent. On sait qu'on peut les contrer parce qu'ils vont chercher l'exploit. Les Anglais, ils ne vont pas chercher la même chose. Ils renvoient le ballon et ils attendent l'erreur. Je pense qu'il fallait jouer autrement. On aurait dû arriver avec plus d'ambitions. On a beaucoup travaillé les ballons portés alors que... Après, c'est les joueurs qui doivent le sentir, ce sont eux les acteurs. C'est à eux de décider mais il faut que l'envie et la fraîcheur soit collective

La France peut-elle vraiment jouer avec une étiquette de favori ?

F.M : On n'était pas favori. C'était quand même les champions du monde en titre. Et une demi-finale, ça se joue à rien. Sur des détails. Ce n'est pas forcément celui qui joue le plus qui gagne. A un moment, il faut que la chance sourit et là, elle ne nous a pas souri.

C'est un mauvais scénario : sortir le favori et tomber face à des revenants?

F.M : On était des revenants aussi ! On revient de loin car ce n'était pas évident de jouer un quart de finale à Cardiff. C'est vrai que les Anglais ne sont pas grandioses. Ce n'est pas une très grande équipe mais ils ont su marquer quand il fallait, ils ont de la chance au bon moment.

Ce Stade de France ne vous réussit pas?

F.M : Je ne sais pas si c'est le stade. On perd l'ouverture contre l'Argentine, on n'est pas là le jour J. On réalise un exploit mais après il faut en réaliser plusieurs pour être champions. Mais bon... Après c'est surtout une histoire de motivation.

Où allez-vous la trouver pour le match pour la troisième place ?

F.M : (Il hésite) On va essayer d'en trouver. Ca reste un match de Coupe du monde. On va le préparer mais pour l'instant, nous sommes tous déçus. On va essayer de se remotiver et surtout de se faire plaisir.

# Posté le dimanche 14 octobre 2007 12:17

Coupe du Monde de Rugby: France-Angleterre (Demi finale, 13/10/2007)

Coupe du Monde de Rugby: France-Angleterre (Demi finale, 13/10/2007)
Ils sont tombés de haut

Entre déception, frustration et abattement, les joueurs du XV de France viennent tenter d'expliquer leur défaite (9-14) contre les Anglais, samedi soir au Stade de France. Mais les mots s'entrechoquent devant le rêve brisé. Après leur victoire contre les All Blacks, les Bleus ont pensé avoir gravi l'Himalaya, ils sont tombés de haut : «On tombe de haut, mais c'est la vie. Ce n'est pas ce soir que cela va être dur, c'est demain (dimanche)», avoue Christophe Dominici.

«Cela s'est joué sur des détails»

Le temps de la compréhension et de l'analyse n'est pas arrivé, chacun se raccroche alors à des explications furtives où la chance côtoie le destin ou la réussite. «Le petit brin de réussite que nous avons eu la semaine dernière, nous ne l'avons pas eu ce coup-ci. Si Vincent (Clerc) ne prend pas la cuillère, nous ne serions pas avec la grimace, mais avec des si... Ce n'est pas passé loin, ce genre de match se joue à pas grand-chose. Cela se joue à une cuillère et à un ou deux ballons mal négociés, notamment cette mêlée à cinq mètres. Nous n'avons pas eu le rebond favorable sur le premier essai, la pénalité de plus sur un groupé pénétrant qui aurait pu nous faire passer à quatre points», énumère Jean-Baptiste Elissalde, arrivé en premier dans la zone d'interview. Solidaire comme sur le terrain avec son compère de la charnière, Frédéric Michalak plaide également pour cette roue de l'infortune : «Ca s'est joué sur des détails, on n'était pas loin, on a manqué de chance à la fin. A la fin, ils viennent deux fois chez nous et ils marquent deux fois. Le plus frustrant, c'est de savoir qu'il y avait la place pour gagner aujourd'hui.» Ce recours provisoire à la chance permet d'éviter d'affronter la réalité, bien trop cruelle, à l'instar de Dimitri Szarzewski : «C'est le destin. On a un mauvais rebond et on prend un essai qu'on ne doit jamais prendre. Le match était à notre portée.»

«On a manqué de réalisme»


Au fil des questions, les langues se délient et les explications commencent à poindre comme la matérialisation de la défaite. Sébastien Chabal, inconsolable à la fin du match, estime qu'ils «n'ont pas fait le match qu'il fallait.» Et son compagnon en deuxième ligne, Jérôme Thion, évoque le manque de réalisme : «On a pris cet essai assassin en début de partie et j'ai l'impression que c'est le même scénario que contre les Argentins. Après on a un peu déjoué, on a manqué de réalisme sur certains ballons qu'on aurait pu écarter. On a perdu la bataille, c'est frustrant.» Et ce manque de réalisme revient dans de nombreux discours avec des temps forts non concrétisés. «Nous faisons un mauvais début, mais nous revenons. Nous passons la majorité du temps chez eux, mais nous ne scorons pas. Nous pouvons tuer le match quand Vincent (Clerc) prend la cuillère, nous avons une mêlée pour nous à cinq mètres et nous prenons une pénalité. Eux, ils viennent deux fois chez nous et ils mettent deux fois trois points », résume Damien Traille.

«Il aurait fallu aérer le jeu»

Yannick Jauzion déplore également les carences dans le jeu : «On perd deux matches dans cette Coupe du monde face à des équipes qui ne proposent pas de jeu. Il faut faire un compromis entre jeu au pied et jeu à la main. On l'a bien fait la semaine dernière. C'est le genre de match où il faut marquer sur nos temps forts. Il aurait fallu aérer le jeu, on n'a pas su le faire en deuxième mi-temps.» Les regrets pointent rapidement à l'image de Frédéric Michalak: «On a manqué de patience, d'ambition, de fraîcheur.» Et ce manque de « jus » alimente certains commentaires. «Si nous avions eu un peu plus de gaz, nous aurions essayé de jouer un peu plus. Mais c'était compliqué. Ils ont été rugueux dans les rucks, j'ai été plaqué un nombre incalculable de fois dans les rucks, on était peut-être à court de soutien, je ne sais pas. Nous avons laissé beaucoup de jus la semaine dernière, mais ce n'est pas la principale excuse», avoue Jean-Baptiste Elissalde. Quand la tristesse domine, les explications ne peuvent qu'affleurer. Pour l'analyse, il faut attendre dimanche et Christophe Dominici a bien raison : «Ce n'est pas ce soir que cela va être dur, c'est demain.» Pour un réveil aux allures de gueule de bois.

# Posté le dimanche 14 octobre 2007 12:00

Modifié le dimanche 14 octobre 2007 12:19

On a perdu :'( !!

On a perdu :'( !!
Chuis trop trop trop trop trop dégoutée !! Toute cette préparation d'avant match pour une défaite !! (photos à venir !!) !! En plus on était dans un super bar avec une super ambiance et on a souffert (hein Migou ?!!) pour avoir une place il a fallu pour certaines ce battre lol et tout ça pour quoi ?? Voir la France perdre dans les 10 dernières minutes ! En plus on a joué comme des merdes !! On se serait cru au foot ils jouaient que au pieds alors que ça marchait pas !!! C'est la che merde !!!! Mdr Migou !!!
Bref, j'ai pas le moral, et je vais me suicider hein les filles !!! Et plus jamais de ma vie je ne mangerai de rosbeef !!! Na !!!!

# Posté le dimanche 14 octobre 2007 11:54

Interview Chabal (huuuuuuuuummmmm Chabalito !! mdr Paul)

Interview Chabal (huuuuuuuuummmmm Chabalito !! mdr Paul)
Chabal: "On les a concassés"

Pour Sébastien Chabal, c'est en harcelant les Blacks dans le combat que le XV de France a puisé la source de sa formidable victoire. Comme tous ses coéquipiers, le deuxième ligne de Sale savoure, et attend avec impatience de retrouver le public français en demi-finales.

Sébastien, pouvez-vous d'abord revenir sur ce haka qui restera dans l'histoire? Comment avez-vous vécu ce moment?

Sébastien CHABAL : Le haka, c'est le haka. C'est le moment où, pour eux, le match commence vraiment. Il fallait donc faire front tout de suite et ne pas attendre le coup d'envoi pour leur montrer qu'on était là. C'est pour cette raison que nous nous sommes placés devant eux, sur la ligne médiane. Il n'était pas question de baisser les yeux ni de reculer. Ca a sans doute contribué à nous galvaniser, même si c'est un ensemble de choses qui font la détermination d'un groupe. Ce haka, c'était déjà un combat. Le moment était particulièrement intense, c'est vrai.

Est-ce difficile d'aller s'asseoir sur le banc après un tel moment?

S.C. : C'est sûr que j'avais envie de rester sur le terrain pour jouer. C'est comme ça. Mais cet influx ne nous a jamais quittés même nous, les remplaçants.

Vu de l'extérieur, qu'avez-vous ressenti durant la première période, quand vos coéquipiers étaient menés de 13 points?

S.C. : C'est facile à dire après coup, mais franchement, je n'étais pas spécialement inquiet. Les Blacks marquent leur essai sur une faute de notre part, quand nous leur avons rendu un ballon. Finalement, même à 13-0, ils n'avaient pas fait grand-chose. Ils comptaient sur nos erreurs, une fois de plus. Heureusement, on a su corriger ça après la pause, en limitant au maximum les fautes. Nous étions très bien organisés.

Quand vous rentrez en seconde période, vous sentez que le coup est jouable?

S.C. : Bien sûr. Mais ce n'est pas spécialement quand je suis rentré. J'ai eu ce sentiment tout au long de la semaine. On le sentait bien cet événement. En ce qui me concerne, ce n'est jamais simple d'entrer dans un match aussi serré. Quand je suis rentré, j'étais tout de suite dans le feu de l'action, en essayant de me mettre dans le rythme du match. Je devais me mettre au diapason, j'ai tout donné et ça a payé.

A quel moment avez-vous senti que le rapport de forces s'inversait, que les Blacks commençaient à perdre le fil?

S.C. : Je ne sais pas s'il y a eu un moment charnière. Je crois surtout que, physiquement, on les a bien pris devant. Je crois qu'ils ne s'attendaient pas à ça. Petit à petit, on a vu qu'ils commençaient à souffrir. Ils ont eu des blessés, et ils ont été obligés de procéder à un turnover plus rapide que prévu à mon avis. On les a bien cabossés...

Ils ont semblé à court d'idées...

S.C. : Ils sont comme tout le monde. Quand tu les concasses devant, les solutions, elles sont tout de suite plus difficiles à trouver. Et là, on les a concassés. C'est sûr, depuis le début de la Coupe du monde, ils jouaient toujours en avançant, tout était simple pour eux. Là, ils se sont trouvés face à un problème complètement différent.

"Il n'était pas question qu'ils passent"

Le final a été terrible sur le plan défensif, avec notamment cette séquence de quatre minutes dans vos 22m. Racontez-nous ça...

S.C. : Ce final, c'est le symbole de notre détermination, de notre faculté à répondre présent dans la difficulté. C'est là que le formidable esprit qui règne dans ce groupe paie sur le terrain. Sincèrement, on aurait pu jouer toute la nuit, il n'était pas question qu'ils passent. C'était hors de question. Il y a un an, nous aurions peut-être commis une faute bête, concédé une pénalité. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

Qu'est-ce qui prime à cet instant? Le physique? Le mental?

S.C. : Je ne sais pas, un peu de tout ça sans doute. A partir du moment où vous mettez ces Blacks sur le reculoir, ce n'est plus la même histoire.

Vous avez étonné beaucoup de monde samedi. Mais vous êtes-vous surpris vous-mêmes?

S.C. : On y a cru très fort toute la semaine. On savait au fond de nous qu'on pouvait accrocher cette victoire, alors on a mis tout ce qu'il fallait pour l'obtenir. Il a fallu de l'agressivité, de la passion et surtout beaucoup de courage pour venir à bout de ces Néo-Zélandais. On peut être fiers de nous, d'autant que, comme vous le dites, pas grand monde croyait en nous.

Maintenant, cette Coupe du monde est loin d'être finie. Comment voyez-vous la suite?

S.C. : Il n'y a bien que vous qui pensiez que cette Coupe du monde était finie pour nous. Vous pensiez qu'on allait prendre une branlée, voilà le résultat. De notre côté, nous nous sommes fixé un objectif le 20 octobre et rien n'a changé à ce niveau-là. Maintenant, il est important de bien se reposer, de récupérer avant de se lancer dans la préparation de la demi-finale contre l'Angleterre, que je suis très heureux de retrouver. Tout le monde voyait l'hémisphère Sud, mais les Européens ont prouvé qu'ils étaient bien là. C'est une bonne chose.

N'est-il pas délicat de se remobiliser après une telle performance?

S.C. : Si je comprends bien, vous nous voyiez perdre contre la Nouvelle-Zélande, et maintenant vous pensez qu'on va perdre le prochain match contre les Anglais. Bien, on verra la semaine prochaine. Il y a eu un faux-pas contre l'Argentine au premier match, qui nous a mis dans la difficulté, mais depuis je pense que nous avons été réguliers dans la performance.

Vous vous sentez capables d'enchaîner?

S.C. : Mais bien sûr que nous sommes capables d'enchaîner les matchs! Nous nous sommes préparés des semaines pour ça. L'Angleterre, ce sera très, très difficile, mais on sera là.

Revenir au Stade de France après un tel exploit, ça va être quelque chose, non?

S.C. : Et oui, on rentre à la maison. On a juste fait une petite escale à l'extérieur, et maintenant on revient. C'est bien pour nous et encore plus pour le public français. D'après ce que j'ai entendu après le match, c'est la fête un peu partout en France. On attend ça avec une grande impatience

# Posté le lundi 08 octobre 2007 04:12

Modifié le lundi 08 octobre 2007 05:26